CONTEXTE:
Compte tenu de la variété de cas complexes traités dans les unités de soins intensifs (USI) mixtes de médecine–chirurgie–traumatologie, nous avons émis l'hypothèse selon laquelle il ne devrait y avoir aucune différence en ce qui concerne la mortalité chez les patients selon la formation de base de l'intensiviste.
MÉTHODES:
Nous avons passé en revue les dossiers de tous les patients admis dans l'USI mixte de médecine–chirurgie–traumatologie d'un centre hospitalier universitaire canadien en 2007. Les patients ont été assignés à l'un de 2 groupes (médecine interne ou chirurgie/anesthésie) selon la formation de l'intensiviste traitant. Notre paramètre principal visait à comparer la mortalité des patients des USI selon leur groupe. Nous avons utilisé des équations d'estimation généralisées pour déterminer la mortalité à 10 jours suivant l'admission à l'USI. Et nous avons utilisé un modèle de risque multivarié de Cox pour déterminer la portée statistique et les intervalles de confiance (IC) de 95 % en ce qui concerne la mortalité dans les 11 à 60 jours d'hospitalisation à l'USI.
RÉSULTANTS:
En tout, 961 patients ont été admis entre janvier et décembre 2007. Nous n'avons observé aucune différence significative entre les 2 groupes pour ce qui est de la mortalité à 10 jours (rapport des cotes 0,73, IC de 95 % 0,46–1,18, p = 0,20) et de la mortalité dans les 11 à 60 jours (rapport des risques 1,43, IC de 95 % 0,62–3,30, p = 0,40) suivant l'admission à l'USI.
CONCLUSIONS:
Dans un important centre universitaire de traumatologie doté d'une USI mixte médecine–chirurgie–traumatologie, on n'a noté aucune différence significative quant à la mortalité entre les patients soignés par des intensivistes ayant une formation de base en médecine interne et les patients soignés par des intensivistes ayant une formation de base en chirurgie/anesthésie.